Editorial
C'est avec beaucoup de satisfaction que pour la quatrième année consécutive s'annonce notre journée nationale consacrée aux gens du voyage.
Cette régularité témoigne à la fois de l'intérêt accordé par les acteurs en charge de ce dossier à le faire sainement évoluer mais aussi, malheureusement, de la persistance de certaines difficultés tant idéologiques que pratiques.
Nous savons tous pertinemment que dans ce contexte de révision générale des schémas départementaux, les efforts ne doivent pas être relâchés et les constats des situations existantes ne doivent pas être fantasmés.
Il convient donc de rester lucides et de ne pas mélanger les genres car cela conduit toujours inéluctablement à gangrener un sujet déjà complexe.
Dans mon esprit les choses sont claires. Nous avons deux grands types de stationnement des gens du voyage.
Un relevant plus de la vie quotidienne et qui doit répondre à la fois à l'itinérance, tel que prévu par la loi, mais également aux besoins d'ancrage exprimés par certaines familles.
Nous sommes alors clairement dans des questions d'habitat et de logement adaptés et nous devons les traiter comme tels.
L'autre forme de stationnement, les aires de grands passages, revêt un caractère plus évènementiel bien qu'il nécessite aussi un accompagnement.
Aussi, dans la suite logique des préconisations que j'ai pu formuler à l'occasion de mon rapport de mission parlementaire au Premier ministre, je souhaite vivement que l'on puisse cartographier en parallèle des schémas d'aires de stationnement et en lien avec les préfectures, ces aires pour clarifier, tant pour les élus que pour les voyageurs, certaines situations souvent sources de tensions.
Quant à notre journée, j'espère vivement qu'elle sera couronnée de succès grâce à la mise en lumière de pratiques concrètes et innovantes.
Je vous donne donc rendez-vous le 22 octobre prochain.
![]() | Pierre Hérisson, Sénateur de la Haute-Savoie, Président de la Commission nationale consultative des gens du voyage |
Cette quatrième édition de la Journée Nationale des Gens du Voyage marque une nouvelle étape dans l'accueil des voyageurs : celle, concomitante, de la révision des schémas départementaux et de la fin des financements de l'Etat pour la réalisation des aires d'accueil, alors que seules 42 % des aires d'accueil prévues étaient réalisées fin 2008. Face à ce constat, nous, élus locaux, nous devons d'être résolument mobilisés.
Le dialogue entre élus et gens du voyage est la véritable clé de voûte d'un accueil réussi des voyageurs. Interface unique entre la population et les gens du voyage, l'élu a un triple rôle d'anticipation, d'information, et de dialogue. Anticipation, dans le choix du site, la connaissance des pratiques et cultures des voyageurs, ou encore le règlement des conflits. Information, auprès des habitants et de l'ensemble des partenaires locaux (écoles, services sociaux et autres services publics du territoire, entreprises). Dialogue, tant avec les gens du voyage qu'avec la population, dans le cadre d'un objectif universel : celui du respect des droits et devoirs de chacun.
La 4ème Journée Nationale des Gens du Voyage va ainsi permettre de lever les inquiétudes, de débattre, de s'informer, d'échanger sur ce dossier ô combien passionnant. Ensemble, le 22 octobre, soyons au rendez-vous
![]() | Isabelle Mérand, Conseillère communautaire de Nantes Métropole, Conseillère municipale de Saint-Sébastien-sur-Loire en charge des gens du voyage, Présidente du Comité de Pilotage du Réseau Gens du Voyage |



